À dix ans, Christian quitte Yaoundé pour un internant perdu au bout d'une piste rouge. À l'entrée, on lui retire son prénom: son frère devient le 143 lui le 144.
À NLONG, l'école ressemble à une caserne: réveils à l'aube, seaux de sable, champs à défricher, chasses en forêt, prières obligatoires, coups de courroie et repas avalés trop vite. Officiellement, c'est un internat "éducatif". En réalité, la peur y sert de méthode et le travail des enfants de routine.
143-144, enfants de NLONG raconte, à hauteur d'enfant, deux années derrière ce portail de brousse : une enfance prise dans un système qui confond discipline et humiliation, obéissance et terreur, mais aussi l'endurance qui naît malgré tout, et la force d'une mère qui refuse de laisser ses fils se perdre là-dedans.
Premier volume d'un récit au long cours, ce livre s'adresse à celles et ceux qui ont connu internats, pensionnats, orphelinats ou enfances trop lourdes, ainsi qu'aux parents, éducateurs et enseignants qui souhaitent réfléchir au pouvoir des adultes, au consentement de l'enfant et à la manière dont l'école peut à la fois blesser... et parfois réparer.
Né à Yaoundé, au Cameroun, Christian ANGREVIER a grandi entre la ville, un internat de brousse et, plus tard, la France. Devenu cadre en informatique, il vit aujourd'hui en région parisienne.
143-144, enfants de NLONG est son premier livre. Il y revient sur deux années d'internat imposé, pour interroger la frontière entre éducation et maltraitance, et redonner la parole à l'enfant qu'il a été.
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