Avec ce onzième numéro, la revue abá poursuit son exploration des savoirs en croisant plusieurs disciplines : communication, histoire, littérature, philosophie, sociologie et sociolinguistique. Réunissant huit contributions, ce volume interroge la complexe dynamique des sociétés humaines, au coeur notamment de l'espace camerounais. Une étude éclaire la gestion coloniale de la main-d'oeuvre ; une autre analyse les logiques professionnelles des moto-taximen à Douala et les déterminants qui façonnent leurs pratiques. La crise sanitaire liée à la Covid-19 est également abordée à travers les stratégies institutionnelles et l'action des acteurs communautaires. La recherche linguistique met en évidence les contacts de langues et les alternances codiques dans la musique urbaine. Enfin, la littérature et la philosophie ouvrent des perspectives décoloniales et critiques : la Maison des femmes de Léonora Miano, les renversements fictionnels, ainsi que la dérive du théocratisme selon Spinoza. (Synthèse de l'éditorial)
Flora Amabiamina est spécialiste de littérature comparée. Professeure des universités, elle enseigne au Département de français et études francophones de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Douala (Cameroun). Ses domaines de recherche concernent les problématiques relatives à l'argumentation, aux études culturelles et postcoloniales (marginalité, minorités, genre, etc.). Elle est l'auteure de plusieurs travaux scientifiques.
Ferdinand Njoh Kome
Ferdinand Njoh Kome est maître de conférences en sciences du langage à l'Université de Douala, enseignant-chercheur en sociolinguistique et analyse du discours. Il s'intéresse aux problématiques du langage en rapport avec la culture, l'éthique et le développement en contexte camerounais. Il anime le cercle de recherche Dynamiques langagières et métamorphoses africaines.
Pygmies Éditions (Ed.)
Pygmies est une maison d'édition spécialisée dans la publication d'ouvrages universitaires des domaines des sciences humaines et sociales.
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