Belle-Rose d'Amédée Achard est un roman d'aventures historiques construit en 53 chapitres, qui suit l'itineraire de Jacques Grinedal, fils du fauconnier Guillaume Grinedal, eleve pres de Saint-Omer. Dans les premieres pages, le recit installe ce cadre familial (Jacques, Claudine et Pierre) et les liens avec Suzanne de Malzonvilliers. Le roman met ensuite en scene un episode fondateur (1658) : Jacques accepte une course a cheval vers Witternesse pour remettre un message code ("Bergame") a un contact, puis revient poursuivi, sous les coups de feu, apres avoir echappe a des soldats et maraudeurs.
A l'age adulte, Jacques sert dans l'armée et porte le surnom de "Belle-Rose". Le texte montre comment ce nom sert aussi de masque : au chateau, Mme de Chateaufort lui attribue l'identité de "M. de Verval" afin que les domestiques et la maréchaussée ne puissent remonter jusqu'au soldat. Plusieurs episodes se nouent autour de l'honneur, des relations d'armes et des tensions entre vie privée et discipline militaire : correspondances, rendez-vous, deplacements et rencontres a Paris (porte Gaillon, porte Saint-Honoré, rue du Roi-de-Sicile, rue de l'Arbre-Sec dans la table des chapitres).
Le récit s'ancre explicitement dans les campagnes de Louis XIV, avec des passages situées autour de 1667 et surtout 1672 : preparations, depart de la cour et rendez-vous a Charleroi, puis description de l'invasion de la Hollande (Rhin, Pays-Bas). Dans cette trajectoire, Belle-Rose conserve des attaches familiales (Claudine, Pierre, le vieux Grinedal) et des solidarités de régiment, tandis que certains chapitres développent des intrigues d'embuscade, de poursuite et de duel (par exemple "Un guet-apens", "Un coup de feu", "Un coup de poignard").
Sans déformer le texte, Belle-Rose se présente ainsi comme un roman historique de capes et d'epee : identités, protection, serments, missions, couvent (Sainte-Claire d'Ennery) et campagne militaire, avec une narration qui relie province (Artois, Flandre, Saint-Omer) et Paris, jusqu'aux theatres de guerre de 1672.
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