Un père qui part. Une mère qui tient les murs. Trois frères dans un appartement de Namur.
Le narrateur est celui du milieu : celui qui observe, encaisse et se tait. À l'école, les professeurs le rangent parmi les causes perdues. Il trouve sa respiration ailleurs : dans les vingt-trois minutes de Supper's Ready, dans les sillons de vinyle volés.
Puis un soir, par accident, devant un curseur qui clignote.
Le cancre apprend le code. Le code lui apprend qu'on peut tout recommencer. Mais on n'échappe pas aux cendres. Son frère meurt. Son père aussi, quelque part sous un autre ciel, avec ses guerres cousues dans le silence.
Cendres sucrées procède par éclats : des scènes brèves que le narrateur appelle des beignets : certains brûlants, d'autres refroidis, tous saupoudrés de sucre pour qu'on puisse les avaler.
Pas une confession. Une cartographie des cicatrices. Ce qu'il faut écrire pour ne pas disparaître avec.
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