Dans Contes à la Brune, Armand Silvestre rassemble des pièces en prose et en vers dédiées aux lecteurs de ses *Pleines Fantaisies*, où la mélancolie et la gaîté se mêlent naturellement parce que ce sont des contes d'amour. Le livre s'ouvre sur un plaidoyer en faveur des brunes, puis se déploie en quatre ensembles - Contes de printemps, d'été, d'automne et d'hiver - qui suivent le rythme des saisons. Au fil des pages, l'auteur fait dialoguer promenade parisienne, jardins, fleurs et fruits, et souvenirs de rendez-vous. Une "première du Printemps" contrariée par la neige, des mimosas associés à une légende d'amants, la ferveur des Pâques-fleuries, ou encore la fête des fleurs vue depuis un jardin de banlieue : chaque tableau devient le décor d'une confidence. L'automne apporte ses feuilles mortes, ses "pluie d'or" et ses boutons de roses, avec des poèmes qui font entendre la voix du désir et du regret. L'hiver, enfin, s'ouvre sur la "première neige" et sur le doute, quand une querelle amoureuse laisse le narrateur seul dans le froid de la ville. Entre lyrisme, ironie et observations de moeurs, ce recueil propose une lecture idéale pour qui aime la prose poétique du XIXe siècle, les contes courts et les pages où la Nature devient le miroir des passions.
Armand Silvestre, ou Paul-Armand Silvestre, est un écrivain français, romancier, poète, conteur, librettiste et critique d'art, né le 18 avril 1837 à Paris, mort le 19 février 1901 à Toulouse. Armand Silvestre naît le 18 avril 1837 à Paris. Fils d'un magistrat parisien, il est d'abord destiné à la magistrature. Mais l'étude des mathématiques le conduit à l'École polytechnique, dont il sort, en 1859, officier du génie, après avoir publié quelques mémoires scientifiques. Il quitte rapidement la carrière militaire et se consacre à la littérature. À partir de 1866, il publie des recueils de vers. Il figure également dans « Le Parnasse contemporain » (1869 et 1876). Comme critique d'art et de théâtre, il collabore activement à des journaux tels que « L'Opinion nationale », « Le Journal officiel », « L'Estafette » et « La Grande Revue de Paris et de Saint-Pétersbourg ». En 1869, il entre au ministère des Finances. Il devient sous-chef au bureau de la bibliothèque et des archives. Pendant la guerre de 1870-1871, il reprend du service et fait la campagne comme capitaine. En 1879, il entre au *Gil Blas* et y publie des nouvelles et des contes humoristiques et gaulois.
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