Ce livre est la transcription d'un manuscrit inédit d'Henry Mériot, trouvé par hasard, plus précisément par ce "hasard numérique" qui met aujourd'hui à la portée du plus grand nombre une partie des trésors qui sommeillent dans les greniers de France.
Henry Mériot est né en 1856 à Marennes et décédé en 1938 à Rochefort. Issu d'un milieu d'artisans non lié à l'art et à la littérature (son père était boulanger et ses aïeux meuniers et cordonniers) il devint pourtant un orfèvre de notre langue. Relieur d'art à Rochefort le jour, il consacrait ses nuits à l'écriture en général, et à la poésie en particulier.
Comme Alain Quella-Villéger l'a écrit dans un article du "Picton" en 1986, c'est un auteur peut-être injustement oublié. Il fut un membre actif et reconnu d'un monde littéraire effervescent en province entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème. Ecrivain, poète, il était aussi journaliste littéraire. Il correspondait avec de nombreux auteurs, de province comme Phileas Lebesgue, mais aussi d'envergure nationale comme Rachilde et Pierre Loti qui furent ses amis.
Le manuscrit a été écrit entre 1880 et 1882. C'est donc une oeuvre de jeunesse, le poète avait alors 24 ans et venait de publier son premier recueil, "Les Scabieuses". Comme dans "Les Scabieuses", les "Contes à l'encre bleue" semblent mêler l'imaginaire à des éléments autobiographiques. Ainsi, certains contes sont racontés à la première personne et situent l'action dans des lieux où Henry Mériot, apprenti relieur, séjourna lors de son compagnonnage.
Cela a piqué notre curiosité et nous a aussi donné envie de comprendre comment un descendant d'artisans cordonnier et boulanger a pu atteindre une telle connaissance, une telle maîtrise littéraire, et plus généralement artistique. Le lecteur trouvera donc, en deuxième partie du livre, une biographie d'Henry Mériot. Cette biographie, limitée à sa jeunesse, synthétise les éléments connus mais apporte également quelques éléments supplémentaires issus de nos propres recherches. Si elle ne permet pas de répondre à toutes les questions, elle donne néanmoins quelques clés qui aideront chacun à se faire sa propre idée sur ce qui relève, dans les "Contes à l'encre bleue", de l'autobiographie... ou de l'imagination du poète !
Henry Mériot (Marennes 1856 - Rochefort 1938) est issu d'un milieu d'artisans non lié à l'art et à la littérature (son père était boulanger et ses aïeux meuniers et cordonniers), il devint pourtant un orfèvre de notre langue. Relieur d'art à Rochefort le jour, il consacrait ses nuits à l'écriture en général, et à la poésie en particulier.
Il fut un membre actif et reconnu d'un monde littéraire effervescent en Province entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème. Ecrivain, poète, il était aussi journaliste critique d'art. Il correspondait avec de nombreux auteurs, de Province comme Phileas Lebesgue, mais aussi d'envergure nationale comme Rachilde et Pierre Loti qui furent ses amis.
Ses oeuvres les plus connues sont "Les flûtes de Jade" (1890), "Les Lys de Minuit" (1911) et "Les belles légendes de Saintonge" (1936) pour lequel il reçut le prix de la Fondation Brémond d'Ars-Migré en 1937.
Il fut un des membres de l'Académie des Dix de Province fondée en 1925 et présidée, à partir de 1926, par Philéas Lebesgue.
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