1947 : L'Europe panse à peine ses plaies lorsque des milliers de survivants de la Shoah tentent de rejoindre clandestinement la Palestine alors sous mandat britannique. Journaliste aventureux, François-Jean Armorin prétend être un médecin juif et s'embarque avec 2 000 rescapés des camps de la mort sur un navire bientôt traqué par la marine britannique. Tempêtes, faim, espoir et fraternité : le reporter vit de l'intérieur une odyssée humaine bouleversante qui le mènera en vue de Haïfa puis aux camps de Chypre. Écrit au jour le jour, ce récit haletant mêle aventure, enquête et destin collectif. Un témoignage exceptionnel, vibrant comme un roman vrai, au coeur d'un moment décisif de l'Histoire.
François-Jean Armorin, l'ami si proche de Kessel, le tout jeune journaliste au milieu d'une pléiade de futurs grands noms (Madeleine Jacob, Jacques Derogy, Georges de Caunes, Pierre Joffroy, Robert Tréno) a été de cette formidable génération de journalistes qui vont peupler les médias de l'après-guerre. Pierre Lazareff, l'illustre patron de France-Soir ne s'y trompe pas: il lui remet en personne le prix de journalisme Claude Blanchard pour son reportage sur l'exode des rescapés juifs européens vers la Palestine.
En 1948, avec quelques autres manifestants, il interrompit l'ambassadeur de l'URSS lors d'une séance de l'ONU et passa la nuit au poste avec Albert Camus et Pierre Bergé. Il est mort tragiquement en 1950.
Son récit de l'émigration des Juifs vers la Palestine lui vaudra un prix de journalisme alors qu'il débute à peine.
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