Le récit décrit l'effondrement progressif de la civilisation, suite à une expérience menée par des scientifiques dans un laboratoire souterrain. Cette expérience, menée à l'origine pour repousser les frontières de la physique quantique, aurait mal tourné, provoquant une déchirure dans le continuum spatio-temporel. Ainsi, face à cette fragmentation du temps, certaines régions vieillissaient à vitesse folle tandis que d'autres se figeaient ou se répétaient dans des bulles temporelles où les habitants pétrifiés demeuraient face à des fragments de vie quotidienne, prisonniers d'un cycle infernal. Les repères humains, saisons, horloges, corps, mémoire, deviennent instables. Les aliments ne se conservent plus et pourrissent en quelques secondes, provoquant famines, crises sanitaires, et panique généralisée. Les institutions s'effondrent, incapables de gérer une réalité où même l'heure n'a plus de sens. Dans certaines régions, des silhouettes fantomatiques apparaissent : des semblants d'êtres humains issus d'un futur incertain, marchant parmi les vivants sans s'apercevoir de leur existence. Deux monde se côtoient dans une totale indifférence. Dans d'autres des fragments du passé revenaient hanter les rues, les avenues : des chevaux surgissaient au milieu d'autoroutes. Des drones survolaient Londres par vagues successives en plein 17ème siècle, des zeppelins flottaient au-dessus de cités romaines, des chevaliers de l'Ordre de Malte, circulaient à moto dans des villes connectées au numérique. Puis, ce que l'on redoutait le plus, arriva : des voyageurs du futur, attirés par la faille, avaient commencé à infiltrer le présent...
L'auteur a fait de la relation entre les êtres humain le moteur de son engagement. À ses yeux, le bien ne peut prendre toute sa mesure qu'en se confrontant au mal, car c'est dans cette tension que naissent le sens et la profondeur. Le combat qu'il mène, souvent intérieur et parfois solitaire, n'en demeure pas moins essentiel. Il est convaincu que les mots ne sont jamais innocents, chaque phrase possède la force de clarifier, d'apaiser, de rapprocher les âmes. Ils peuvent ériger des passerelles entre des mondes qui s'ignorent, recoudre des liens rompus, réunir ceux que l'on a voulu opposer. À travers ses récits, l'auteur scrute les méandres de l'âme humaine et s'attache à révéler ce fil invisible qui, malgré les fractures, continue d'unir les êtres. Pour lui, comprendre l'autre n'est ni une faiblesse ni une concession, mais la plus haute forme de courage. Ecrire devient alors un acte de résistance contre l'indifférence et le rejet.
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