djatoute est une histoire d'amours acharnées. Ecrit à la première personne, le récit appartient à Hector, médecin légiste tombé amoureux d'une boxeuse clandestine à la peau sablée, une fille belle comme l'aurore, qui se bat et rêve au grand soir, la grande nuit, la finale haut les bras.
Extrait :
Mais enfin 6 heures ce matin, une chose était sûre : j'étais seul dans mon lit, ne redoutant qu'une chose ma tête. Une tête sincère, solitaire. Pour être sincère, rien ne vaut la solitude. Alors j'en étais là. Alors, à ce papier peint en face, je lui demandais de vivre. Alors, à cette fille évanouie qui avait partagé mon lit tantôt, je lui demandais de revenir. À ma passagère que je courtisais à grand soin, je sollicitais, la suppliais, la relançais avec une vigueur si désintéressée, que forcément elle ouvre les yeux, ses sanglances aussi, et pour moi accepte de revenir, rebrousser un brin, juste le temps de m'aider, sortir vivant d'un endroit qu'elle connait bien - et sans doute mieux que moi - où l'on se sent si froid et démuni à l'intérieur. Alors, elle revient. La voilà. Oh, elle est belle. Belle à sa manière. Mais n'importe qui dirait le contraire. Mais les n'importe qui je m'en fous. C'est moi son compagnon alors je décide. Et moi je la trouve belle. Alors, je l'écoute. Que dit-elle ? Rien. Pour l'instant rien. Alors je parle à sa place. Alors forcément, on se mélange un peu la peinture. Elle me dit qu'elle n'est pas une princesse... l'extérieur, à cause du sport dit-elle, les coups qu'elle endure, le corps, la tête, le ventre, et tout ce qui fait mal quand on tape dessus à détruire, détruire... Et face à soi une autre biquette qui boxe, se bat, se défend et concourt à la médaille... La médaille... celle du grand jour, la grande nuit - car on boxe toujours à des heures. La grande nuit, celle qu'on a... "Gagner"... elle a peur de ce mot. car "gagner" c'est le plaisir, "gagner" c'est une presse, "gagner" c'est un dieu, un dieu qui imprime les rêves, les espérances, les grandes, une photo et un nom en grandes lettres, comme une aile d'amour qu'on envoie et revient vous caresser le coeur, un baume, un voyage à deux, un et un qui tombent pile, un baume qui donne un goût de miel dans la bouche... comme quand on revient chez soi après qu'on se soit taillé, taillé nulle part à se demander qui, prendre des coups... des coups qui font mal... et aident... aident à chépaquoi.
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