Gobseck est incontestablement l’un des chefs-d’œuvre de Balzac ; la face lunaire de l’usurier n’est pas sans raison passée à la postérité. Le récit, typiquement balzacien dans sa forme, nous initie au monde caché de l’usure parisienne, celle qui achève de ruiner ceux qui ont déjà dilapidé la part la plus substantielle de leurs capitaux. Cette Scène de la vie privée constitue l’un des carrefours les plus essentiels de La Comédie humaine. Partant, elle est l’une des meilleures introductions possibles au cycle balzacien.
Honoré de Balzac (1799-1850), le créateur de La Comédie humaine, fut aussi un extraordinaire observateur de son temps. De 1839 à 1841, il participa à l’aventure des Français peints par eux-mêmes lancée par le libraire Léon Curmer, laissant libre cours à une verve satirique parfois féroce. Après 1842, Balzac réutilisera tout ou partie de ces textes pour les intégrer à La Comédie humaine.
Il n'y a pour le moment pas de critique presse.