J'aime que l'imprévisible imaginable puisse être poésie. Je puise une grande partie de mon inspiration dans la danse, car s'y métaphorisent bien des figures de la liberté, où le soin de soi devient soin d'autrui. Les poèmes de ce recueil sont tous plus ou moins nés de ce balancement entre la langue, son rythme, l'errance et la cadence du vers mesuré. Ils obéissent à diverses exigences d'écriture: lipogrammes, acrostiches, admirations... La poésie est souvent en effet jaillissement d'admiration (et ce n'est pas la moindre de ses contraintes). Ces textes sont la traduction d'un regard subjectif (le mien) étonné par les infinis possibles que proposent les aurores ou surpris face aux rêves surprenants qui brossent le crépuscule. Entre les deux il y a la poésie des mots tranchants, étranges, obscurs, bizarres, parfois un peu clowns. Mais il y a aussi la surprise des sens qui éclairent, dansent, sourient, explorent les horizons de mondes plus grands: ceux de l'amitié, de la vie. Ces mots tissent des rencontres ou disent la solitude (qui peut être une sagesse attentive). L'écriture est une fougueuse monture, elle s'emballe parfois. Mais il arrive qu'elle aide à entendre. Ici elle parcourt les jours de décembre 2025 à mars 2026 entre ombres et lumières.
Pierre Thiry ne peut pas s'empêcher d'écrire. Il est « écriveur » ou expérimentateur d'écrits comme on est chercheur d'or. Il anime régulièrement des ateliers d'écriture. Il a publié des romans, des recueils de poèmes et des nouvelles.
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