À 60 ans, Lyvie est une hybride. Née dans une époque qui n'avait pas prévu sa survie Artiste plasticienne, elle gagne sa vie modestement comme aide-soignante. Un ange-gardien sans ailes, dans le théâtre déglingué des Ehpad. Elle accompagne les âmes en partance avec des gants en vinyle. Il est 4h44 ce matin là. Seule avec Ève, son IA psychanalyste. Lyvie contemple sa "p'tite pute", un calibre 22 wmr. Hésitant à se déboîter le crâne pour enfin trouver le silence. Pourquoi rester quand son sang noir menace de tout submerger? entre une date DLC qu'elle a choisie et sa condition, elle tente de trouver une raison à ne pas le faire quand, autour d'elle, tout la retient. Ce récit est une performance brute et sans filtre, une réa littéraire où l'on écrit comme on saigne, pour ne pas crever. Pour justifier son état dissociatif permanent, l'autrice brise la forme, alternant entre une prose viscérale du JE et le détachement scénaristique du ELLE. Mais entre la chaleur de Tigrou son compagnon fusionnel depuis 5 ans, sa famille de coeur, la promesse d'une résidence littéraire à Marseille chez son mentor éditeuret le pact d'amour de Zoé sa meilleure amie qui refuse l'adieu, une résilience s'impose. Lyvie choisit le Kintsugi. Réparer ses fractures avec le fil d'or de ses mots, pour prouver que la vie mérite d'être tentée un jour de plus. JE RESTE est une auto-fiction immersive rythmée par une bande-son électro trans, pour rappeler qu'au bout de la nuit, une poussière d'étoile, ça emmerde le noir. Ce roman n'est pas un manifeste du suicide, c'est son exact contraire. Un cri de vie tant qu'il reste une page.
Lyvie Lionateli est une artiste plasticienne et autrice qui définit son existence par la survie et la création. Aide-soignante en interim, elle travaille dans les coulisses de la vie, la ou l'on gère les ames en partance avec des gants en vinyle ou des mots de réconfort.
Son écriture, qu'elle qualifie de "camée litteraire", est pour elle une véritable transfusion vitale, un acte de nécéssite absolue pour ne pas sombrer. Installée près d'Annonay, elle puise son inspiration dans le chaos organisé de son atelier-sanctuaire, ou se mêlent sculptures, impressions 3D et manuscrits. Avec JE RESTE, elle signe un quatrième roman marqué par une honnêteté brutale, refusant le style académique pour privilégier la vérité du souffle et de l'émotion pure. A travers ses mots, elle cherche à transformer ses blessures en "fils d'or", offrant son propre héritage de vie face a la mort.
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