Journaux Intimes réunit deux ensembles de fragments : « Fusées », première partie, puis « Mon coeur mis à nu », deuxième partie. Le livre avance par notes brèves, réflexions, projets, observations, formules et développements plus longs, sans suivre le fil continu d'un récit autobiographique.
Au fil des pages, l'auteur interroge l'amour, le désir, la beauté, le malheur, la religion, la prière, le travail, la volonté, l'argent, le commerce, la presse, la politique, la révolution, le progrès, la civilisation et les rapports humains. L'art et la création occupent une place constante : définition du Beau, remarques sur la musique, l'écriture, le dessin, le théâtre, le dandy, l'inspiration et la discipline du travail.
Le volume laisse aussi apparaître une dimension personnelle très nette. Souvenirs d'enfance, jugements sur soi, projets d'écriture, colères, inquiétudes, notations de dates et allusions à des contemporains composent un ensemble volontairement discontinu. La seconde partie est présentée comme un projet destiné à rassembler les colères de l'auteur ; elle mêle considérations sur Dieu et Satan, la morale, la peine de mort, le peuple, la démocratie, les journaux, la bourgeoisie, la littérature et la vie quotidienne.
Cette prose fragmentaire convient aux lecteurs attirés par les journaux intimes d'écrivains, les carnets de pensées, les maximes et les essais littéraires. L'intérêt du texte tient à sa forme directe, à ses oppositions tranchées et à la variété des sujets abordés, qui font de chaque fragment une unité de réflexion indépendante tout en laissant revenir des thèmes récurrents : spiritualité, esthétique, discipline, solitude, société et condition humaine.
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