À quatre-vingt-quatre ans, dans un appartement parisien où flotte encore l'odeur de sa femme disparue, Léon Cohen compose sa dernière formule : le récit des siens.
Les Juifs du soleil, ces Sépharades chassés d'Espagne en 1492, ont traversé un siècle et trois continents sans rien emporter d'autre que leur langue, leur humour et la mémoire des odeurs. Des quais de Constantinople à l'incendie de Smyrne, des jardins de jasmin du Caire à l'exil arraché par Nasser, Léon a tout perdu deux fois, et tout recommencé chaque fois.
Parce qu'un maître parfumeur le sait : la mémoire ne tient pas dans les dates, mais dans le sel d'un port, la cendre d'un brasier, le néroli d'un jardin perdu.
La grande fresque d'un monde englouti, et de l'art de survivre en gardant le soleil dans la peau.
Joe Cicurel est né au Caire le 8 novembre 1945, il a passé toute sa jeunesse à Paris. HEC 77, dirigeant d'entreprises, en 1979, avec sa famille, il se rapproche du soleil et de l'Italie en venant vivre à Nice où il a vécu jusqu'à la fin de sa vie : le 6 juillet 2013.
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