Vu son titre, on aurait pu imaginer ce livre dans notre collection Économie. Or il s'agit d'un témoignage, qui a trouvé sa place dans la collection Histoire. Un témoignage envers Andrew Carnegie, un nom oublié. Qui pourtant ne connaît la Carnegie Mellon University, ou le Carnegie Hall, à New-York ? Andrew Carnegie fut au début du XXe siècle l'homme le plus riche du monde, après avoir été simple télégraphiste... l'exemple parfait du self-made man. Mais ce livre est peut-être surtout le témoignage d'une époque. L'ouvrage est organisé en trois parties, après la vibrante introduction du traducteur. L'Évangile de la Richesse nous révèle un philanthrope, très loin de la figure égoïste de la propagande. Puis vient une série de prises de positions plus politiques, où l'auteur fait le récit de la manière dont il a vécu l'explosion économique américaine et comment il verrait, pour sa part, les priorités pour le pouvoir étatsunien. On y découvre une dynamique économique dont nous avons perdu tout point de comparaison de nos jours. Tout le texte est un rapport d'expérience d'économie libre vécue en direct. Pourtant, tout n'est pas irréprochable chez Andrew Carnegie, qui se dit clairement protectionniste, une position qui n'est pas celle d'un libéral. Malgré cela, ce texte demeure une source vitale et riche d'inspiration pour quiconque doute encore de la force de la Liberté, un texte prometteur d'un plaisant moment de lecture en sa «riche» compagnie.
Andrew Carnegie, né le 25 novembre 1835 à Dunfermline en Écosse (Royaume-Uni) et mort le 11 août 1919 à Lenox (dans sa propriété de Shadow Brook) dans le Massachusetts (États-Unis) d'une pneumonie, fut un industriel et philanthrope écossais naturalisé américain. Il fut l'un des principaux acteurs de l'essor de l'industrie de l'acier aux États-Unis à la fin du XIXe siècle. Andrew Carnegie fut le premier fils de l'union de Margaret et William Carnegie. Son père participa au chartisme, mouvement social dont le but est d'améliorer les conditions de vie des ouvriers en Grande-Bretagne. Alors que le commerce de son père périclitait, sa famille émigra aux États-Unis en 1848 et, alors qu'il avait treize ans, Andrew Carnegie emménagea à Allegheny en Pennsylvanie. Après avoir commencé dans l'industrie textile comme simple ouvrier, il décida de s'éduquer en allant lire des livres dans les bibliothèques proches de sa maison. Il créera par la suite l'une des plus importantes aciéries américaines à Pittsburgh, entre la guerre de Sécession et le début du XXe siècle.
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