Avant d'apprendre à soigner, Bella a dû apprendre à tenir debout.
Étudiante infirmière issue de l'immigration, elle entre dans un monde où l'on enseigne les gestes, mais rarement ce que le soin exige de l'intérieur. Le stress qui serre la gorge, les mains moites, les silences imposés et les humiliations discrètes : c'est tout ce que le corps encaisse avant même de soigner les autres.
À travers le parcours de Bella, La couleur du soignant interroge l'héritage que notre société transmet à celles et ceux qui s'engagent. Un héritage fait de dévouement, de fragilités invisibles, et d'une force intime qui permet de continuer malgré tout.
Ce roman n'accuse pas. Il éclaire.
Il donne voix à celles et ceux qui portent le soin avant même d'avoir appris à se protéger. Un récit profondément humain, où la vulnérabilité devient une force et où le soin retrouve sa couleur essentielle : celle de l'humanité.
Émé a grandi au confluent de plusieurs cultures, une expérience qui nourrit une écriture attentive aux identités et à ce qui persiste dans l'invisible. Avec La couleur du soignant, elle signe un récit où le soin n'est plus seulement un geste technique, mais une présence. Elle y explore avec pudeur la mémoire, la transmission et la dignité humaine au coeur du milieu hospitalier.
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