La peur, de Stefan Zweig, dans la traduction d'Alzir Hella, suit Irène, femme mariée installée dans un monde bourgeois, au moment où sa liaison secrète avec Édouard menace de basculer dans le scandale. À la sortie de l'appartement de son amant, une inconnue l'accuse, l'humilie et exige de l'argent. À partir de cette scène, la peur s'installe : peur d'être reconnue, peur du chantage, peur du regard de son mari, peur de perdre ses enfants et sa vie familiale. Ce récit court avance au rythme de la conscience d'Irène. Chaque rencontre, chaque sonnette, chaque silence conjugal devient une menace. Autour d'elle, les gestes ordinaires du foyer, les conversations avec Fritz, les jeux des enfants et les sorties en ville se chargent d'angoisse. Le texte met en tension adultère, culpabilité, aveu, mensonge, désir de réparation et terreur du jugement. Pour les lecteurs qui recherchent un livre de Stefan Zweig centré sur l'analyse psychologique, La peur offre un récit intense sur les mécanismes intimes de la faute et de la panique. Sa forme brève, sa progression resserrée et son climat de suspense en font une lecture adaptée aux amateurs de littérature classique traduite, de nouvelle psychologique et de fiction à suspense.
Stefan Zweig est un auteur autrichien du XXe siècle. Né en 1881 dans une famille juive aisée, il reçoit une éducation plus laïque que le voudrait sa religion juive. Il publie ses premiers poèmes à 17 ans dans le recueil Les Cordes d'argent (1901) et son premier récit Dans la neige dans le journal Die Welt la même année.
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