Le Système ne protège pas, il sélectionne. Il maintient l'ordre par la peur et la domination.
Dans ses maisons de correction, des enfants et des adolescents vendus sont livrés à la nuit. Traqués, blessés, brisés, ils apprennent à survivre... ou disparaissent.
À dix-sept ans, Khaly est sacrifiée à son tour. Elle refuse d'être une proie. Pour rester en vie et retrouver son petit frère, elle apprend à observer, à frapper, à ne plus trembler. Mais à mesure qu'elle survit, quelque chose en elle s'éteint.
Quand un tueur du Système se dresse sur sa route, elle reconnaît en lui un monstre façonné de toutes pièces. Leur rencontre ravive une vérité qu'ils auraient préféré ignorer : même les armes les plus dociles ont un coeur qui saigne.
Et parfois, la pire des violences n'est pas de tuer... mais de rester humain.
J'écris des histoires sombres, imparfaites et inconfortables. Des histoires où l'on ne sort pas indemne. J'ai toujours été attirée par les zones grises : celles où le bien et le mal se confondent, où survivre oblige à faire des choix qu'on préférerait ne jamais avoir à faire.
Je dois l'avouer, ce roman est né de ma dépression, et d'une colère qui n'a toujours fait que hurler en moi. Il vient des questions que je n'arrivais pas à faire taire.
Qu'advient-il de ceux que l'on sacrifie au nom de l'ordre ? Que devient un enfant quand personne ne le protège ? À partir de quand "survivre" commence-t-il à nous transformer ?
L'Agonie du Corbeau parle de violence, de perte, de culpabilité... mais aussi de liens indestructibles et de cet instinct primitif qui pousse à se relever, même quand tout semble perdu.
Il n'y a pour le moment pas de critique presse.