Perdre un enfant avant même de l'avoir entendu pleurer. Il n'existe pas de mot pour nommer cette douleur. Dans l'autre moitié du chagrin Lauryn Saul donne voix à ce silence. A travers le regard d'un père, ce livre raconte l'impensable, le deuil paternel souvent invisible, trop souvent tu.
Ce récit intime et bouleversant explore une douleur rarement racontée: celle des pères confrontés à la perte périnatale. Un livre vrai, sans fard, qui ne cherche ni à consoler ni à expliquer, mais à reconnaitre. Parce qu'un enfant qui n'a pas vécu a pourtant existé. Parce qu'un père endeuillé reste un père. Et parce que certaines absences méritent d'être nommées.
J'ai moi même traversé avec mon mari l'épreuve indicible de la perte d'un enfant. Dans ce bouleversement, j'ai été profondément marquée par la place laissée ou plutôt oubliée aux émotions du père. Trop souvent attendu comme un pilier, il souffre pourtant en silence, sans toujours trouver l'espace pour exprimer sa douleur. Mettre en lumière ce vécu masculin m'est apparu essentiel : pour reconnaitre leur peine, leur offrir une voix, et rappeler que le deuil se vit à deux, différemment mais avec la même intensité.
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