Dans une petite maison du passage Tenaille, à Montrouge, vit Procas, un bactériologiste à la santé fragile, au visage bleuâtre, solitaire, accompagné d'un seul ami: le chien Mami. Quand un enfant, le petit Maurice, disparaît, le quartier cherche un coupable. Entre rumeurs, "preuves" fabriquées et articles de presse, la haine se cristallise. Le gros Nestor, Barouillet et l'agent d'affaires Bezombes excitent la foule, jusqu'à l'agression et à la mort de Mami. Brisé, Procas glisse vers une vengeance scientifique. Dans son laboratoire, il prépare un bacille et parvient à contaminer l'eau: l'épidémie éclate au coeur de Paris. Hommes, femmes et enfants s'effondrent; les ambulances sillonnent la ville, tandis que la panique gagne. Mais au moment où ses accusateurs viennent enfin reconnaître leur erreur - Maurice a reparu, enlevé par des saltimbanques - le remords envahit Procas. Peut-il laisser mourir une population qui ne demande plus qu'à se faire pardonner? Il songe à tout avouer au commissaire, à faire arrêter les eaux, puis à boire le cyanure de potassium. Roman de suspense et de foule, Le bacille mêle enquête de quartier, mécanique de la rumeur et menace biologique, jusqu'à un dénouement tendu où la science devient arme, puis fardeau.
Arnould Galopin, né à Marbeuf en Normandie le 9 février 1863 et mort à Paris le 9 décembre 1934, est un écrivain français, officier de la Légion d'honneur, auteur d'ouvrages pour la jeunesse, de romans de science-fiction et de romans policiers. Auteur prolifique ayant plus de cinquante romans à son actif, il obtient en 1918 le grand prix de l'Académie française pour "Sur le front de mer", un roman sur la marine marchande pendant la Première Guerre mondiale, acclamé par la critique. Il a écrit aussi plusieurs romans à succès sur ses expériences de guerre.
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