Et si notre époque confondait la vertu avec la vitrine ? Nous voulons un monde propre, sans violence visible, sans frottement. Mais la violence ne disparaît pas toujours : elle se déplace, se sous-traite, s’oublie. Et une société qui ne regarde plus le réel finit par devenir fragile. Ce livre propose une image simple : le chêne, le roseau et le château de cartes. Le chêne, solide mais rigide, tient au prix de la contrainte. Le château de cartes, libre mais sans ossature, s’effondre au moindre choc. Entre les deux, il y a le roseau : une société souple et durable, où la règle existe et où l’exception a sa place. À travers des chapitres sur l’effacement du social, la morale de vitrine, la solitude face au handicap, l’éducation, le respect des métiers, la culture commune et la laïcité, l’auteur défend une idée exigeante : le vrai progrès n’est pas la pureté affichée, mais la cohérence — et la capacité de chacun à porter sa part du fardeau. Une fable moderne pour revenir vers une France du roseau : digne, lucide, tenable.
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