Le dangereux jeune homme est un recueil de nouvelles de René Boylesve où l'observation sociale se déploie en scènes brèves, dialoguées et souvent mordantes. Le récit-titre suit Robert, dix-sept ans, invité dans une villa balnéaire à la mode: il croit comprendre la liberté du « jeu nouveau », avant de découvrir qu'elle possède, elle aussi, ses règles invisibles. Chaque texte repose sur une situation précise et une chute ironique. Des hommes mûrs comparent leurs souvenirs amoureux dans Les trois personnes. M. Cantonnier, modèle de probité, glisse de la morale aux arrangements utiles dès qu'il s'agit de marier sa fille. Emma, malgré les interdits de son mari, laisse la chiromancie troubler la vie familiale. Valentin subit les soirées musicales imposées par sa fiancée. Suzon Despoix retourne à son avantage une réputation née d'un malentendu. Les Bellambre, madame Ablette, Henriette ou le capitaine François Varennes prolongent cette galerie de personnages saisis au moment où les convenances, le désir, l'amour-propre ou la peur du scandale les trahissent. Ce livre s'adresse aux lecteurs de littérature française classique, de nouvelles satiriques et de récits de moeurs. Par son art du dialogue, son goût de l'observation et ses portraits de la bourgeoisie mondaine, conjugale et domestique, il offre une lecture vive sur les faux-semblants, les codes sociaux, les relations entre hommes et femmes et les petits drames que produisent les apparences.
René Tardiveau dit René Boysleve En 1888, il publie sa première nouvelle dans une revue tourangelle dirigée par Auguste Chauvigné et, vers la fin de l'année, rencontre Jane Avril. Jusqu'en 1896, il publie sous plusieurs pseudonymes dans des revues telles que La Plume ou L'Ermitage qu'il co-dirigera à la demande d'Henri Mazel, d'abord avec Adolphe Retté, puis avec Stuart Merrill, ensuite avec son ami Hugues Rebell. En 1893, il adopte définitivement le nom de plume de Boylesve, dérivé du nom de jeune fille de sa mère
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