Plus de musique, plus de livres, plus de noms : des numéros, des ingénieurs, et le Grand Protecteur qui veille sur tout.
Il n'en subsiste qu'un seul écart : le dernier Jardin, qu'on garde et qu'on donne à voir comme on expose une faute passée.
Un jour, Aurélise y pénètre. Elle vient du dehors, elle a peur des oiseaux, elle n'a jamais mordu dans une pomme. Thalia l'y attend depuis toujours. Entre ces deux femmes s'engage une conversation qui pourrait être le dernier geste libre d'un monde, ou son premier.
« Vous n'avez pas peur de l'oiseau. Vous avez peur d'avoir oublié ce qu'il vous rappelle. »
La Réplique, le texte qui continue après le rideau.
José Perez, dramaturge bruxellois, consacre son théâtre aux voix qu'on a voulu faire taire : de Garcia Lorca à Clara Campoamor. Le dernier Jardin en poursuit le geste : rendre la scène à ce qui refuse de se taire.
Il n'y a pour le moment pas de critique presse.