Cet ouvrage analyse le droit d'Israël de se défendre à la lumière du droit international, en particulier de l'article 51 de la Charte des Nations unies, qui reconnaît à tout État le droit inhérent à la légitime défense en cas d'attaque armée. L'auteure resitue ce droit dans le contexte historique et sécuritaire spécifique d'Israël, marqué depuis sa création par des conflits armés, des guerres régionales, des attentats terroristes et des menaces émanant d'acteurs étatiques et non étatiques. Ce livre étudie les conditions juridiques de la légitime défense: nécessité, proportionnalité, immédiateté, respect du droit international humanitaire... Il analyse leur application aux opérations militaires israéliennes, notamment face à des groupes armés opérant depuis les territoires voisins. Une attention particulière est portée aux défis posés par la guerre asymétrique, où les combattants ne portent pas toujours l'uniforme ou opèrent au sein des populations civiles.
Cette étude ne se limite pas à la défense unilatérale de la position israélienne. Il aborde également les critiques formulées par la communauté internationale, les ONG et certains juristes notamment en ce qui concerne le respect du droit international humanitaire, la protection des civiles et la responsabilité des États. L'auteure souligne la tension permanente entre impératifs de sécurité et obligations juridiques.
L'ouvrage démontre que le droit d'Israël de se défendre est juridiquement reconnu mais qu'il demeure soumis à des limites strictes et à une interprétation controversée, reflétant les divisions politiques et morales entourant le conflit israélo-palestinien et les difficultés de se défendre face à des terroristes qui souhaitent détruire l'État d'Israël.
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