Début des années 60. La Trinité-sur-Mer sent encore la vareuse mouillée et la messe collée aux semelles. Yvon, adolescent maigre et fiévreux, fuit le collège des curés et les regards bigots pour les quais où bat le rock and roll américain. Dans sa tête tourne un jukebox increvable ; dans ses yeux brillent Marivonne la rousse incendiaire et l'horizon qu'il veut dévorer. Un jour, il croise Olivier de K., vicomte déchu aux rêves de large et de tempêtes, qui cite Virgile en regardant la houle comme une amante. Deux ambitions dévorantes se reconnaissent : l'une veut conquérir la planète par le bruit, l'autre par la mer. De La Trinité à Paris, du bateau volé dans le grain aux arrière-cours de banlieue, du garage de Saint-Prix aux falaises d'Étretat, ils entraînent Didier le batteur possédé par le rythme, Michel le bassiste des vagues, Alcide le guitariste à l'oreille absolue. Ensemble ils forgent un son sauvage, des chansons nées de pantalons bicolores, de cognac charentais et de nuits sous acide. Entre fugues, tempêtes, amours volés et premières scènes incendiées, c'est l'histoire d'une jeunesse qui refuse le silence. Le rock n'est pas encore une industrie. C'est une révolte, une locomotive folle, un cri lancé à la mer. Ils ne demandent pas la permission. Ils la prennent.
Après des années passées dans la biologie, Alain René Poirier, toujours passionné de rock'n'roll; retrouve dans l'écritures ses souvenirs du passage d adolescent à jeune homme. Après des textes écrits d'un jet, dans l'urgence, presque de l'écriture automatique, il offre deux romans où il exprime enfin son style et sa personnalité : The Alcide Mother Fuckers et Le Grand Réveil. Son troisième roman dans la même veine " Le groupe Français qui a fait trembler les Rolling Stones" raconte l'histoire tragique du groupe qui deviendra The Alcide Mother Fuckers.
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