En 1934, à Montmartre, un releveur de compteur d'électricité découvre chez un concierge un paravent mystérieux et terrifiant. Peint par un jeune artiste espagnol nommé Pablo Salvador, sa vision provoque des réactions physiques et psychologiques extrêmes. En fait, les descriptions de ceux qui l'ont vu étaient des plus variées. De la destruction de Sodome et Gomorrhe, en passant par le naufrage du Titanic, jusqu'au dernier séisme de 1933 au Japon qui fit plus de trois mille morts ; presque toutes les catastrophes pouvaient être représentées. Un professeur de dessins trancha en précisant que c'était de l'art abstrait : cela ne représente rien, mais doit apporter une certaine émotion. Et là, il y avait effectivement une très forte émotion qui se dégageait. A travers les décennies, de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à nos jours, on suit le destin de cet objet qui semble posséder des vertus aussi inattendues qu'efficaces et prouver que dans le monde de l'art l'appréciation d'une oeuvre tient parfois à la présence d'une signature.
Né à Montmartre, le jour où les troupes de Hitler envahissaient le Danemark et la Norvège, il a réussi à survivre pour atteindre un âge vénérable. Il a le temps pour écrire quelques fantaisies.
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