Le président Lépervié, magistrat installé dans une vie de famille réglée, voit son équilibre se fissurer lorsqu'il devient fasciné par Rakma, l'institutrice de sa fille. Ce qui commence par un trouble qu'il tente de combattre se transforme en désir obsédant, puis en liaison clandestine. Le récit suit au plus près la conscience de Lépervié : ses raisonnements, ses scrupules, ses mensonges, ses retours de culpabilité et la manière dont il apprend à séparer, dans son esprit, le devoir familial du plaisir qu'il s'autorise ailleurs. Entre scènes domestiques, vie judiciaire, rêveries, sensations maladives et dialogues intérieurs, l'emprise de cette passion modifie peu à peu son rapport à sa femme, à ses enfants, à son travail et à lui-même. Rakma n'est pas seulement l'objet d'une passion. Sa présence agit comme un révélateur des faiblesses, des contradictions et des appétits que Lépervié croyait pouvoir gouverner. A mesure que leur relation s'affirme, l'ordre familial se désagrège et le magistrat glisse vers une déchéance morale, affective et physique dont il ne maîtrise plus les conséquences. Ce roman met ainsi en scène une lutte intérieure entre volonté et désir, fidélité et adultère, autorité sociale et abandon de soi. L'écriture privilégie les perceptions, les images fiévreuses et l'analyse des mouvements de conscience, donnant au récit une forte dimension psychologique. Une lecture destinée aux amateurs de littérature française, de romans psychologiques, de passions destructrices et de drames familiaux centrés sur l'emprise du désir.
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