Le prince corsaire de Paul Scarron est une pièce de théâtre en cinq actes, composée en scènes et portée par une langue dramatique à l'orthographe ancienne.
L'action se déroule à Papos, dans l'isle de Cypre, au palais. Après la mort du roi Pisandre, la succession divise la cour : Elise doit régner si elle épouse Amintas, fils de Nicanor ; sinon, la couronne revient à sa soeur Alcione si celle-ci accepte le même mariage. Mais Elise demeure fidèle à Alcandre, prince aimé et tenu pour mort, tandis qu'Amintas l'aime sans retour et qu'Alcione cache son amour pour Amintas.
Autour de ce noeud amoureux et politique surgit Orosmane, prince corsaire redouté sur mer. Offrant d'abord son secours à Elise, puis affrontant Amintas, il devient l'ennemi, le rival et le prisonnier d'une cour partagée entre honneur, ambition, vengeance et fidélité. Le combat, le siège de Papos, la prise d'Amatonte, la menace de mort et la captivité resserrent peu à peu l'intrigue.
La pièce repose sur une progression dramatique faite de lettres, aveux, duels, déguisements, jalousies et reconnaissances. Elise découvre qu'Orosmane n'est autre qu'Alcandre ; Amintas, malgré son malheur, agit avec générosité ; Nicanor, poussé par l'ambition et la colère, menace Elise avant que la vérité familiale ne transforme le destin des personnages.
Un texte théâtral classique pour les lecteurs de littérature française, de théâtre en vers, d'intrigues de cour, d'amours contrariées et de récits où l'honneur, le pouvoir et la fidélité gouvernent l'action.
Septième enfant d'une famille de magistrats, Paul Scarron passe une jeunesse bohème et libertine avant d'embrasser sans grande conviction une carrière ecclésiastique. De 1632 à 1640, il vit au Mans où il devient secrétaire de l'évêque.
A partir de 1638, paralysé par une terrible maladie, Paul Scarron est cloué à sa chaise, mais n'en garde pas moins une humeur plaisante.
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