A Paris, une nuit de décembre 186..., tout se met en place autour de la place de la Roquette: la Grande-Roquette, le service d'ordre, la guillotine qu'on monte dans le silence, et un condamne, Desjardies, qui attend l'aube. Mais un fait inouï affleure dans la presse: des initiales peintes en rouge, R. C., un mot de passe, un signe qui ouvre des portes fermées, et l'ombre d'un pouvoir clandestin qui semble pouvoir déranger la justice elle-même. Dans la préface, le narrateur revendique une origine "reportage" et remonte la piste d'une affaire politique et judiciaire liée au scandale des chemins de fer ottomans: une enquête de longue haleine dont il tire ce roman, entre documents, rumeurs et silences imposes. Au coeur du récit: Dixmer, la police, des cabarets de nuit, des rendez-vous codes et une machination qui se ramifie. Une figure se détache, nommée le Roi Mystère, qui fait comparaitre des personnages et donne des ordres, tandis que l'intrigue déplace le lecteur de la rue a des lieux caches, jusqu'aux profondeurs de Paris: passages secrets, catacombes, et une conspiration a cent cinquante mètres sous terre. Entre la petite maison de la rue des Saules, des identités qui se dévoilent, des menaces, des captivités et des retournements, le roman avance par scènes tendues et interrogatoires, en laissant constamment planer la question centrale: qui agit derrière R. C., et jusqu'ou s'&tend cette puissance obscure?
Ne le 6 mai 1868 a Paris et mort le 15 avril 1927 à Nice, Gaston Leroux est un écrivain francais, aussi connu pour sa carrière de journaliste. Avocat de formation, il devient chroniqueur judiciaire a L'Echo de Paris puis reporter au Matin, ou il couvre notamment de grands procès a la fin du XIXe siècles. A partir des années 1900, il se consacre davantage au roman populaire et au feuilleton, et s'impose avec des intrigues l'enquête et de mystère, dont la série de Rouletabille et Le Fantome de l'Opera
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