Janvier 1958, Julien Guerrin a vingt ans . Il quitte le Berry pour accomplir son service militaire en Algérie . Dans les Aurès , il découvre une guerre qui n'a pas de nom dans les communiqués officiels : les ratissages qui ravagent des douars entiers , les cris étouffés derrière la porte d'une grange qu'on apprend à ne plus entendre , les villages détruits où l'on compte les morts avec la froideur d'un inventaire et , de l'autre coté , la même violence implacable : des familles de harkis massacrées en représailles , des civils français assassinés , un ami perdu dans un ravin dont il ne reste qu'une bague pour l'identifier. Julien n'est ni un bourreau par conviction , ni un héro par vocation . Il est l'un de ceux que l'on a sommés de tenir , de se taire et d'obéir avant de porter , pour le reste de leur vie , le poids de ce silence . Lorsque son esprit finit par céder , on le renvoie en France , soigné , croit-on . Mais certaines guerres ne s'arrêtent jamais aux frontières. Dans ce récit à la première personne , sans complaisance ni jugement facile , un jeune appelé raconte l'engrenage d'un conflit où la violence consume les consciences autant que les corps . Un roman sur la guerre d'Algérie , la culpabilité , la mémoire et les vérités que l'histoire prefère parfois taire. Une histoire où le silence devient plus lourd à porter que le sang versé.
Mohamed Sadok est un auteur Algérien , Médecin Gynécologue de profession . Il est l'auteur de nombreux romans dont l'Arbre Maudit , la Fusion , le dernier juif de Bagdad , A la recherche de la liberté , les figuiers de mon grand-père , le vent de Reguanne , L'echo de Babi Yar , les rives d'ailleurs , le silence des oliviers et autres . Il a publié également un recueil de contes et d'histoires ( des Mots pour nos Maux ) et des ouvrages médicaux.
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