Ravalées depuis la colonisation au rang de paganisme, d'idolâtrie, de simple spiritualité, de satanisme etc., les croyances négro-africaines autochtones constituent au contraire une religion à part entière largement méconnue : c'est le VITALISME. Cet ouvrage en restitue la doctrine. Première religion révélée, monothéiste, le VITALISME est la RELIGION DE LA VIE. Il professe que : la VIE est sacrée, est au centre de l'univers, prime sur tout, est à pérenniser ; la mort n'existe pas ; tous les êtres de l'univers sont vivants, ontologiquement égaux et frères ; la finalité de l'existence humaine est de préserver la cohésion sociale, l'équilibre social, l'équilibre et l'harmonie de l'univers, afin de pérenniser la VIE ; Le Créateur a trois lois fondamentales : Amour-Vérité-Justice ; l'univers est un bien commun, en équilibre et en harmonie, à préserver par les humains ensemble, via quatre équilibres : utilitaire, social, environnemental et paritaire femelle-mâle ; Le Démiurge requiert des humains, intérêt commun, entraide, solidarité-fraternité universelles etc. Ces prescriptions constituent les ingrédients d'un concept particulier de bien-être au coeur du VITALISME, le bien-être durable, que le monde moderne commence à peine à découvrir.
Professeur des universités, l'auteur, Kinvi D-A LOGOSSAH, est économiste de formation et spécialiste de l'histoire ancienne, de l'anthropologie et de la sociologie des sociétés négro-subsahariennes. Au coeur de ses réflexions, les interrogations sur la rationalité des agents ainsi que le fondement spirituel de leurs actes ont conduit l'auteur à restituer ici, à travers la doctrine vitaliste, les constituants clés des « règles du jeu » fondamentales de la société négro-subsaharienne ; restitution destinée à mettre en lumière les fondements de la rationalité, des réflexes, attitudes, comportements, décisions, actes des agents, ainsi que de la dynamique, socio-économiques subsahariens.
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