Les Derniers Jours de Pompei s'ouvre sur une cite antique en pleine activite, entre soupers, bains et vie mondaine : Claudius et Diomède parlent de Glaucus, de ses festins et de sa passion du jeu, tandis que la circulation et les rencontres rythment la rue. Le roman installe rapidement ses principaux ressorts : l'entourage de Glaucus, Athénien, l'apparition d'Ione et le role de Nydia, jeune esclave aveugle qui devient confidente et messagere. Glaucus confie a Nydia une lettre pour Ione et l'envoie chez elle, en soulignant qu'elle ne doit livrer son message qu'a Ione seule. Au fil du recit, la ville de Pompei et ses lieux structurent l'action : maisons, fêtes, forum, et surtout le temple d'Isis, ou interviennent des pretres et ou les oracles attirent marchands et fideles. Arbacès, "d'Egypte", est lie a ce culte : il s'entretient avec Diomède devant les autels, au moment ou sacrifices et reponses oraculaires sont attendus. Nydia, par sa condition et sa connaissance de la ville, circule entre ces espaces et joue un role de protection : lorsqu'elle craint un peril pour Ione, elle cherche un soutien et se rend au temple d'Isis pour joindre le pretre Apaecidès, qu'elle identifie a la voix. Plus tard, Ione demande comment elle a ete delivree d'Arbacès, et Glaucus explique que Nydia a cherche Apaecidès dans le temple d'Isis puis a guide le groupe jusqu'a une entree de jardin, ce qui permet d'intervenir et de "ramener" Ione. Le texte met egalement en place des enjeux de jalousie, de rivalites et de manipulation amoureuse : Julia interroge Nydia sur Ione et Glaucus, et evoque explicitement les talismans et "philtres amoureux", en demandant si Nydia connait un charme "qui fasse aimer". L'ensemble s'inscrit dans une intrigue a la fois romanesque et documentee par des scenes de vie, des rites, et des deplacements a l'interieur de la cite, avec Pompei, son culte d'Isis et ses personnages au coeur de la narration.
Edward George Earle Bulwer-Lytton (1803-1873) est un ecrivain et homme politique britannique, connu comme un auteur majeur de l'epoque victorienne. Il publie de nombreux romans et entretient des liens avec des figures litteraires de son temps (notamment Dickens). Sa vie privee est marquee par des tensions conjugales et une trajectoire personnelle souvent decrite comme exigeante, partagee entre ambition publique, travail litteraire soutenu et retraits de la vie sociale. Il traverse aussi des epreuves familiales importantes, en particulier la mort de sa mere (1843) et celle de sa fille Emily (1847), qui l'affectent profondement. Il conserve par ailleurs un interet durable pour des pratiques therapeutiques et des recherches dites "alternatives" (hydrotherapie, mesmerisme, etc.), qu'il evoque dans des ecrits.
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