Bienvenue au Danemark : pays de fjords, de froid et de passions royales. On commence avec Christian II, transi pour sa douce Dyveke, un amour si brûlant qu'il s'éteint dès que la demoiselle passe l'arme à gauche. Arrive ensuite Christian IV, qui confond le personnel de maison avec un harem improvisé. Christian V fait dans la douce innocence en s'éprenant d'un tendron de seize ans, Mademoiselle Moth qu'il créera comtesse de Samso après avoir dépouillé son favori du titre. Frédéric IV, lui, élève la bigamie au rang de sport national : quitte à avoir des favorites, autant les épouser, cela fait gagner du temps aux chroniqueurs. Avec Frédéric V, la cour se transforme en fête permanente : ivresse, prostituées, dames de la cour, tout y passe ! mais jamais deux fois... sauf Madame de Hansen, preuve vivante que la persévérance ou le talent peuvent séduire même les ivrognes royaux. L'histoire s'achève avec le tourmenté Christian VII et sa favorite Catherine Stovlet, prostituée au pedigree embrouillée (elle est la fille illégitime d'un noble). Pendant que le roi perd la tête, Struensee, son médecin personnel et favori manipulateur, se charge du royaume... et de la reine Karoline Mathilde. Entre passions douteuses, couronnes instables et décisions prises sous l'effet de tout sauf la sagesse, cette bande dessinée explore un Danemark où l'histoire avance surtout grâce aux draps froissés.
Les mains plongées dans les dentelles du temps, Olivier Lechevrel tisse avec soin des récits mêlant la galanterie d'hier aux éclats de rires d'aujourd'hui. Professeur des écoles devenu conseiller pédagogique, il s'enroule dans les rubans de l'histoire, révélant des anecdotes savoureuses avec une légèreté festive. Ses pages invitent le lecteur à un bal masqué où l'humour se mêle à l'apprentissage. A chaque coup de crayon, l'auteur fait renaître les favorites des rois, dont le charme scintillant et les intrigues rocambolesques captivent et amusent, laissant sur les lèvres un goût d'érudition délicieusement sucré. Ses bandes dessinées, emplis de soieries et de falbalas, glissent gracieusement dans les méandres d'une époque où l'amour se jouait des conventions.
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