Dans Les grandes dames, Arsene Houssaye dresse le tableau des passions parisiennes sous le Second Empire, quand on court de fêtes en fêtes, porte par les folies du luxe et la « politique des femmes ». Au centre du récit : Jean-Octave, duc de Parisis, surnomme Don Juan. Beau, spirituel, sceptique, il conquiert les coeurs et laisse derrière lui ruine, désespoir et scandales. Le roman se compose de quatre parties - Monsieur Don Juan, Madame Venus, La Dame de coeur, La Tragédie - et suit l'enchainement des liaisons, rivalités et chutes. Parisis traverse les salons et le demi-monde, croise madame d'Antraygues, des comédiennes, des femmes du monde, et rencontre Louise Marty, dite Violette, jeune femme marquée par la misère. La jalousie et la rumeur mènent jusqu'a l'affaire du bouquet empoisonne, tandis que les ambitions, l'argent et les apparences dictent les gestes. Entre scènes mondaines (Bois de Boulogne, clubs, hôtels) et drames intimes, Houssaye mêle observation sociale, psychologie et ironie. Et lorsque l'heure du mariage semble promettre un nouveau départ, le passe revient comme un spectre : ici, la fin n'est jamais un simple mot, mais la survie du souvenir et de la passion.
Arsene Houssaye, de son vrai nom Arsene Housset, né le 28 mars 1814 a Bruyeres (Aisne), mort le 26 fevrier 1896 a Paris, est un homme de lettres francais. Il est egalement connu sous le pseudonyme d'Alfred Mousse. Il est très proche de Théophile Gautier et de Gerard de Nerval - qui logent comme lui, impasse du Doyenne, à l'emplacement actuel de la place du Carrousel - ainsi que de Jules Janin ou d'Alphonse Esquiros. Tous collaboreront à la revue L'Artiste, dont Houssaye devient le directeur en 1843, et où il accueille de jeunes écrivains comme Theodore de Banville, Henri Murger, Charles Monselet, Champfleury et Charles Baudelaire.
Il n'y a pour le moment pas de critique presse.