Exploratrice des confins de l'âme et de l'invisible, Emmanuelle Grandchamp s'est d'abord fait connaître par son triptyque consacré au passage, à l'après-vie et à la réincarnation (Michel à tout jamais, Michel, ma nouvelle vie dans l'au-delà, Le secret du médaillon de lumière). Avec ce nouveau roman, elle achève une mue littéraire impressionnante et approfondit son virage vers un thriller psychologique sombre, presque métaphysique. Après avoir exploré la rudesse du granit breton, elle déplace ses pions sur l'échiquier de la Méditerranée, confrontant ses personnages à l'éclat aveuglant des mythes antiques dans les îles grecques, avant de les perdre dans le labyrinthe baroque et sanglant de Rome. C'est dans cette Italie des contrastes, entre la majesté du Vatican et la sueur du Trastevere, que son écriture se fait la plus tranchante, interrogeant la frontière poreuse entre l'extase artistique et la démence. Le récit trouve finalement son dénouement dans la solitude minérale du Cotentin, là où la terre s'arrête. En mêlant l'iode de la Manche à la poussière des siècles, elle interroge une nouvelle fois ce qui survit à l'éphémère : la trace d'un geste, la persistance d'une faute, et la place du divin, même le plus obscur, dans nos vies. Elle signe ici une oeuvre au scalpel sur la création et la destruction, où chaque paysage est un miroir des tourments de l'âme.
Exploratrice des confins de l'âme et de l'invisible, Emmanuelle Grandchamp s'est d'abord fait connaître par son triptyque consacré au passage, à l'après-vie et à la réincarnation (Michel à tout jamais, Michel, ma nouvelle vie dans l'au-delà, Le secret du médaillon de lumière).
Avec ce nouveau roman, elle achève une mue littéraire impressionnante et approfondit son virage vers un thriller psychologique sombre, presque métaphysique.
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