On a tous un meuble comme ça. Aux tiroirs qui coincent, qui débordent, qui s'ouvrent sans prévenir, laissant s'échapper un souvenir, un visage, un regret enfoui.
Dans celui-ci, il y a des photos jaunies et des bouteilles qu'on n'a jamais ouvertes. Un ami perdu de vue. Une main qu'on n'a pas osé prendre. Le parfum de quelqu'un qui n'est plus là.
Yvan Tasiaux n'a pas écrit un journal. Il a ouvert ses tiroirs, et les nôtres. Une traversée des jours ordinaires : des fragments de mémoire, des instants volés au quotidien, des absences qui pèsent, des amours qui murmurent. Des voyages intérieurs menés à Dinant, à Compostelle, sur un quai de gare ou au fond d'un verre de vin.
Ce livre se lit lentement, comme on feuillette un vieil album photo. Et dans le creux d'une phrase, on finit par se retrouver.
Yvan Tasiaux vit à Dinant. Il écrit comme on va à la rencontre - dans les livres, sur scène, et dans les lieux inattendus où la parole circule et surprend.
Voyageur des chemins de traverse, de Compostelle à la Vallée d'Aoste, il revient toujours aux mêmes essentiels.
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