Dans Les vivants et les morts, Anna de Noailles rassemble des poèmes écrits entre 1907 et 1913, ordonnés en quatre ensembles : I - Les Passions, II - Les Climats, III - Les Élévations, IV - Les Tombeaux. Le recueil suit une voix lyrique en mouvement, tour à tour ardente, contemplative et funèbre. Les textes disent l'amour et le désir, la présence de l'autre, l'élancement du coeur, mais aussi ce qui se défait : l'absence, le temps qui emporte, la perte et la mort. Ces poèmes associent sensations et paysages : azur, mer, soleil, jardins, saisons, voyages et horizons lointains. Le monde extérieur devient un miroir des émotions, des attentes et des déchirures. Au fil des pages, l'écriture passe de l'exaltation à la lucidité, jusqu'aux pièces des Tombeaux, où se concentre la méditation sur le destin des êtres et la trace qu'ils laissent. Il s'agit ici de l'édition intégrale du texte, idéale pour (re)découvrir une grande voix poétique, pour la lecture personnelle, l'étude de la poésie française du début du XXe siècle, ou comme cadeau de littérature.
Anna de Noailles est une poétesse de la vie, de l'énergie, de l'enthousiasme et de la nature, mais aussi de la mort. Dès le départ, elle fait entendre une voix très particulière, une voix hantée par l'énergie du monde, éblouie par le monde, comme dans son grand recueil Les éblouissements, mais aussi une voix souffrante comme dans son dernier recueil L'honneur de souffrir. Noailles a une personnalité double : aristocrate, brillante d'esprit et d'intelligence, ostentatoire, elle est aussi pudique dans ses sentiments.
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