Des forêts d'Ardenne, en automne et en hiver. La lumière se fait rare, le silence opaque. La couleur, elle, ne cède rien : ocre de la sève sur l'écorce, vert profond des mousses, bruns humides des troncs battus par les vents.
André Soupart n'a pas cherché à embellir. Il a voulu la couleur juste, celle du sous-bois pour qui sait l'admirer, loin de la joliesse des cartes postales. Ses cadrages ferment l'horizon : ni lisière, ni issue. Reste la forêt des contes, celle où l'on s'enfonce et où l'on se perd.
Photographe et cinéaste, André Soupart a exposé de Bruxelles à Madrid, de Namur à Cologne. Il revient ici à l'intime : un tronc, une graminée, une brume. Un fragment de monde qui, à lui seul, fait monde.
Il n'y a pour le moment pas de critique presse.