Melmoth réconcilié et L’Élixir de longue vie se classent parmi les Études philosophiques de La Comédie humaine. Dans chacun de ces deux contes fantastiques, Balzac s’empare de la figure du diable remise à la mode dans les années 1820 et s’approprie le motif du pacte diabolique pour développer des obsessions personnelles : le problème de la longévité, le goût de l’absolu, la question du salut, les rapports entre la foi et l’athéisme. Interrogeant la désorganisation philosophique et les valeurs de la société moderne issue de la Révolution, ces deux nouvelles donnent aussi à lire une interrogation sur le pouvoir destructeur des passions et les limites imposées par la condition humaine à la satisfaction des désirs.
Honoré de Balzac (1799-1850), le créateur de La Comédie humaine, fut aussi un extraordinaire observateur de son temps. De 1839 à 1841, il participa à l’aventure des Français peints par eux-mêmes lancée par le libraire Léon Curmer, laissant libre cours à une verve satirique parfois féroce. Après 1842, Balzac réutilisera tout ou partie de ces textes pour les intégrer à La Comédie humaine.
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