A Greval-les-Bains, station thermale réputée pour ses eaux bienfaisantes, le corps de Mariana Sloviac, employée aux thermes, est découvert dans sa voiture. D'abord soupçonné d'accident, le décès s'avère rapidement suspect. La procureure Clotilde Jouvenel, épaulée du capitaine Thierry Durbec, entame une enquête qui met à nu les failles du microcosme thermal : rivalités, pressions économiques, et secrets industriels. Les premières analyses révèlent une intoxication au sulfure d'hydrogène, gaz naturel présent dans les sources. Pourtant, la concentration retrouvée dans le sang de Mariana dépasse tout seuil accidentel. L'autopsie prouve que le poison a été absorbé par voie cutanée, à travers une boue thérapeutique trafiquée. Peu à peu, Clotilde et Durbec découvrent que la victime enquêtait sur un mystérieux projet nommé "Source VII", dissimulé dans les sous-sols des thermes. Une clé USB retrouvée dans son casier contient des preuves accablantes : photos, courriels, et une vidéo où Mariana dénonce la manipulation secrète des produits thermaux. Les boues dites naturelles étaient en réalité enrichies d'un composé chimique toxique, testé sur les curistes. Face à la directrice des thermes, Evelyne Martin, la procureure découvre la peur et la compromission : entre les exigences économiques et la vérité, la hiérarchie a choisi le silence. Mais Mariana, en cherchant à alerter, a signé son arrêt de mort. Le roman se clôt sur la révélation du scandale - et sur la conscience amère de Clotilde : dans ce lieu censé soigner, l'eau même s'est faite meurtrière. Une eau lourde de soufre, de secrets et de culpabilité.
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