Froisser, c'est endommager, heurter, chiffonner. Froisser, c'est donc vivre, en quelque sorte.
Ces mots froissés sont nés d'un lapsus : ils étaient censés faire allusion à des mots croisés, ces mots ordonnés qu'on met dans des cases et qui se rencontrent exprès, pour exercer la mémoire et passer du bon temps.
Ce recueil cherche justement à sortir des cases. C'est une invitation à revenir au jeu, car il n'y a rien de plus sérieux. Aux mélodies, au sens.
Du monde du travail à la maternité, du féminisme à l'exil, de la sphère intime à la rue, Sarah Daumerie traverse les grandes tensions du quotidien avec une voix directe, musicale et tendrement combative. Une poésie qui revendique, qui joue, qui gratte là où ça fait sens.
Froissé·es, c'est nous toustes, petit·e·s ou grand·e·s, à l'aube ou au crépuscule de nos jours, quelle que soit l'étiquette qu'on nous a collée et l'occupation qui nous accompagne. Le jeu, lui, reste entier.
Sarah Daumerie, originaire du nord de la France, vit à Barcelone depuis une vingtaine d'années. Elle a longtemps travaillé comme agente littéraire avant de redevenir professeure de français. Elle écrit de la poésie depuis toujours.
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