Pendant presque vingt ans, Victor a reproduit ce qui lui garantissait d'être accepté par ses proches.
Conformer son apparence aux attentes. Policer gestes et attitudes pour les calquer sur ceux des autres. Commencer les études qui rendraient fier son père...
Seulement, dans cette édifice solide qu'il a bâti en carapace au fil du temps, rôde un fantôme : ses réels désirs. Et las d'être ignorés depuis toutes ces années, les voilà qui commencent à se muer en esprits frappeurs...
Quand Le Luthon n'écrit pas de la medieval fantasy, apparemment iel écrit du gothique contemporain. Un fossé énorme de prime abord... Mais il n'y a pas de lumière sans ombre, dit-on. Alors, il faut bien, de temps en temps, un saut au coeur des ténèbres pour exorciser certains démons et retrouver le chemin de la sortie.
Si on ne peut pas dire que Le Luthon soit d'une constance dans ses genres (littéraires autant qu'identitaires), au moins on peut s'accorder sur l'étiquette queer, et ce, peu importe le ton du récit. Son premier roman, La Voie de Légéïa, est le premier tome d'une trilogie coming of age (passage à l'âge adulte) dans une université médiévale. L'ambiance y est plus feel-good et empreint d'utopie là-bas, si vous préférez. Et il y a du thé.
Il n'y a pour le moment pas de critique presse.