Dans Phèdre, Platon met en scène Socrate et Phèdre dans une promenade hors d'Athènes, puis au bord de l'Ilissus, sous l'ombre d'un platane. Phèdre apporte le discours de Lysias, qui soutient qu'il vaut mieux accorder ses faveurs à un homme sans amour qu'à un amant dominé par la passion. À partir de cette lecture, Socrate interroge la valeur du discours, la nature de l'amour et les exigences de la vérité. Le dialogue passe de l'examen ironique d'un plaidoyer amoureux à une méditation sur le délire inspiré par les dieux, sur la beauté et sur l'âme. Socrate oppose la passion nuisible à une forme d'amour capable d'élever l'âme vers le beau, en développant l'image du cocher et des deux coursiers. La beauté visible devient le point de départ d'un souvenir intérieur, entre trouble, désir, pudeur et aspiration à une vie plus juste. La seconde partie approfondit l'art de parler et d'écrire. Socrate demande ce qui fait un bon discours : connaître la vérité, définir son sujet, diviser les idées avec méthode, comprendre les différentes âmes et adapter la parole à chacune. Le texte examine la rhétorique, la persuasion, la composition des discours et les limites de l'écriture, notamment à travers le récit de Theuth et du roi égyptien. L'écrit est présenté comme un soutien de la mémoire, tandis que le discours vivant, inscrit dans l'âme, conserve la force de l'enseignement véritable. Ce livre s'adresse aux lecteurs de philosophie antique, aux amateurs de dialogues socratiques et à ceux qui s'intéressent à l'amour, à la beauté, à la rhétorique, à l'âme et au rapport entre parole et écriture.
Platon, de son vrai nom Aristoclès, est un philosophe grec, et l'un des disciples de Socrate. Il est généralement considéré comme l'un des premiers et des plus grands philosophes occidentaux, sinon comme l'inventeur de la philosophie.
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