Provins, 1827. Pierrette, jeune Bretonne orpheline, est recueillie par ses cousins Rogron, deux anciens merciers parisiens aussi ridicules que cruels. Leur maison flambant neuve, criarde et prétentieuse, incarne leur ambition dérisoire : singeant l’aristocratie locale, ils rêvent de s’imposer dans une société qui les méprise. Mais derrière les apparences grotesques de Sylvie et Jérôme Rogron se cache une violence sourde, prête à broyer la pureté de leur nièce. Entre les intrigues politiques d’une Restauration agitée et les mesquineries d’une petite ville, Pierrette, douce et fragile, devient la victime expiatoire d’un monde sans pitié.
Honoré de Balzac (1799-1850), le créateur de La Comédie humaine, fut aussi un extraordinaire observateur de son temps. De 1839 à 1841, il participa à l’aventure des Français peints par eux-mêmes lancée par le libraire Léon Curmer, laissant libre cours à une verve satirique parfois féroce. Après 1842, Balzac réutilisera tout ou partie de ces textes pour les intégrer à La Comédie humaine.
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