C'est une histoire banale, celle d'une crise. Une période molle, flottante, à laquelle semble voué tout quarantenaire. On peut prendre une maîtresse, se faire tatouer l'épaule ou perdre goût à la vie. Claude Wilson n'est pas heureux en amour, et a peur des aiguilles. Il lui reste les doutes, ceux d'une génération qui tente de s'accrocher, qui n'entend pas plier face aux soubresauts d'une modernité si déroutante. A la faveur d'une installation dans le sud de la France, Claude entend renouer des liens distendus avec ses contemporains. Par l'écriture peut-être ? Elle est de ces activités dans lesquelles on s'engage le coeur léger. Le destin se charge parfois de nous rappeler la densité du monde.
On a coutume de dire que le premier roman est le plus autobiographique. Celui-ci pousse le concept jusqu'à la démesure : Marc Charbit est un ingénieur dans la quarantaine, la crise éponyme lui a fait considérer l'écriture, une activité qu'il poursuit dans le sud des Landes après quelques années passées sur l'île de la Réunion. Voilà pour le factuel. Pour le reste, on le décriera volontiers comme un Gémeaux ascendant Balance. Ne rions pas, malgré une imperméabilité complète à toute forme de mysticisme, on n'aura pas trouvé de plus fidèle description de son caractère que celle reflétée par son thème astral. Parfois, il faut savoir accepter des choses qui nous dépassent ...
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