Le premier tome, "Les racines de la domination : du feu aux empires", explore en profondeur la question de l'illectronisme, en dépassant la vision réductrice d'un simple manque de compétences techniques. Il met en lumière l'ancrage social, politique et historique de ce phénomène : chaque rupture technologique crée de nouveaux obstacles, déplaçant les frontières du numérique, de l'accès matériel à la compréhension critique et à la capacité d'agir dans des environnements numériques de plus en plus complexes. L'arrivée de l'intelligence artificielle marque un tournant décisif. Avec l'"illectronisme algorithmique", il n'est plus seulement question d'utiliser des outils, mais de comprendre les logiques qui les sous-tendent, de repérer les biais, d'évaluer la fiabilité des contenus générés et d'interagir avec des systèmes qui influencent nos droits et nos choix. Face à cette complexité croissante, la compétence numérique doit être repensée. La simple maîtrise technique ne suffit plus : il s'agit désormais de développer aussi des capacités critiques, éthiques et politiques, d'apprendre à naviguer dans l'opacité et à résister à la délégation de nos facultés de jugement. L'autonomie devient alors une question collective, fondée sur la médiation humaine, les réseaux d'entraide et la garantie de droits effectifs, tels que le droit de comprendre et de questionner les décisions prises par des algorithmes. Le livre remet en cause les outils de mesure traditionnels de l'illectronisme, jugés obsolètes, et propose des approches plus réflexives, participatives et sensibles aux inégalités, inspirées par la théorie des "capacités" d'Amartya Sen. Surtout, l'ouvrage défend l'idée que la gouvernance de l'IA doit être pleinement démocratique : la transparence, l'explicabilité et la participation citoyenne sont essentielles pour éviter la concentration des pouvoirs et garantir une société numérique juste. La médiation humaine et les dispositifs de délibération collective sont présentés comme des piliers d'une démocratie technique à visage humain. Pour finir, l'inclusion numérique n'est pas un simple enjeu d'accès, mais un projet politique et social, qui appelle à la vigilance, à la solidarité et à la participation pour transformer l'IA en outil d'émancipation et de vitalité démocratique.
Dr. Ouadja Davy Maurice, auteur de la collection "Repenser l'illectronisme à l'ère de l'intelligence artificielle", propose, dans le premier tome intitulé "Aux origines de l'exclusion numérique : histoire, concepts et fractures", une réflexion profonde sur les défis actuels de l'inclusion numérique. Sa démarche se distingue par une analyse fine et une compréhension lucide de l'évolution des formes d'exclusion à l'ère de l'IA. Dans ce premier volume, le Dr Ouadja Davy Maurice refuse de réduire l'illectronisme à un simple manque de compétences techniques. Il en dévoile les racines sociales, historiques et politiques, montrant que la fracture numérique va bien au-delà de l'accès aux équipements : elle touche aussi aux usages, à la compréhension critique et à la capacité d'agir. L'apparition de l'intelligence artificielle marque un tournant : un "illectronisme de second ordre" émerge, où il ne s'agit plus seulement de manipuler des outils, mais de comprendre, de questionner et parfois de contester des systèmes complexes et souvent opaques. Pour le Dr Ouadja Davy Maurice, l'inclusion numérique ne saurait se réduire à un objectif technocratique : elle doit rester un projet profondément humain, social et politique. À travers une progression pédagogique, il guide le lecteur des concepts fondamentaux vers des pistes d'actions concrètes, en insistant sur le fait que l'IA résulte de choix collectifs qui doivent être débattus démocratiquement. Ce travail invite à repenser l'inclusion numérique : il ne s'agit plus simplement d'acquérir des compétences techniques, mais de défendre une conception de la citoyenneté, de la justice sociale et de la liberté collective numérique à la hauteur humaine, où chacun puisse comprendre, agir et participer pleinement.
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