Dans Sainte-Marie-des-Fleurs, René Boylesve compose un roman français d'amour et d'analyse psychologique porté par la voix d'André, narrateur saisi dès Venise par la figure de Marie, jeune fille rencontrée entre Florence, le Lido et les églises italiennes. Autour d'eux se dessine un amour intense, fragile, traversé par les lettres, les silences, les rendez-vous clandestins et la pression d'un monde familial où la fortune, la convenance et le mariage pèsent sur les sentiments. De Paris à Florence, de Ferrare à Venise, le récit suit la montée d'une passion qui transforme les paysages, les oeuvres d'art, les salons et les chambres en lieux de mémoire intérieure. Marie, promise à Arrigand, et André cherchent un espace où aimer sans mensonge, tandis que la mère, la grand-mère et le père Vitellier deviennent les témoins ou les obstacles d'un drame sentimental. Roman de la sensibilité, de la jalousie et du sacrifice, Sainte-Marie-des-Fleurs mêle narration intime, correspondance amoureuse et scènes mondaines. Le texte explore les mouvements du coeur avec une grande précision : exaltation, crainte, scrupule, remords, désir de fuite, soumission aux règles sociales. Une lecture pour amateurs de littérature française de la fin du XIXe siècle, de roman d'amour classique, de récits psychologiques et de passions contrariées dans le décor de l'Italie et de Paris.
René Tardiveau dit René Boysleve En 1888, il publie sa première nouvelle dans une revue tourangelle dirigée par Auguste Chauvigné et, vers la fin de l'année, rencontre Jane Avril. Jusqu'en 1896, il publie sous plusieurs pseudonymes dans des revues telles que La Plume ou L'Ermitage qu'il co-dirigera à la demande d'Henri Mazel, d'abord avec Adolphe Retté, puis avec Stuart Merrill, ensuite avec son ami Hugues Rebell. En 1893, il adopte définitivement le nom de plume de Boylesve, dérivé du nom de jeune fille de sa mère
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