Véritable ovni littéraire, "Samira au pouvoir" vous amusera, vous intriguera, vous instruira, vous passionnera et vous déboussolera. Décalé et jouissif.
Imaginez un bouquin qui dévoilerait les arcanes sombres de la magouille politicienne, genre "Le contrôle du monde par la désinformation pour les nuls". Ajoutez-y une pincée d'essai juridico-institutionnel qui décortiquerait les subtilités absconces de la politique suisse et de sa fameuse "formule magique". Faites réduires avec un peu de roman de gare plein d'amourettes entre politicienne et médecin-chef, entre secrétaire et patron, entre membres des forces de l'ordre, entre communicants et édiles politiques. Allongez avec un zeste de pamphlet historique plongeant aux sources de la fameuse "question jurassienne" et de ses rivalités résiduelles actuelles. Saupoudrez le tout d'un peu d'enquête journalistique et faites flamber avec des scènes hard-core débridées issues tout droit d'un "mommy porn" déjanté.
Ni véritable roman policier ni essai au sens strict, contenant trop d'éléments réalistes plausibles pour être classé dans le registre de la pure fiction, et en même temps trop loufoque pour avoir le vernis brillant du sérieux d'un documentaire, cet ouvrage parfaitement inclassable ne cesse de sauter d'un genre à l'autre pour mieux vous tenir en haleine. Et ça fonctionne! C'est à la fois captivant, parfaitement loufdingue, instructif et, à l'image de sa couverture résolument naïve, totalement barré. Les personnages sont truculant, l'intrigue tordue à souhait et le dépaysement - entre Berne, Delémont, la prairie du Grütli, le Valais, Zurich, Las Vegas ou... Jérusalem - garanti.
Daniela Cattin est née en 1975 en Suisse... eh bien non, Daniela Cattin n'existe pas! Il s'agit du pseudonyme choisi par l'ex-ambassadeur suisse Jean-Daniel Ruch pour la publication de son premier ouvrage de fiction, dans un style qu'il qualifie lui-même de roman de gare.
Il n'y a pour le moment pas de critique presse.