Ernst Jünger écrivait dans Traité du rebelle : « Le recours aux forêts - ce n'est pas une idylle qui se cache sous ces mots. Le lecteur doit bien plutôt se préparer à une marche hasardeuse, qui ne mène pas seulement hors des sentiers battus, mais au-delà des frontières de la méditation. »
Partons à la rencontre de celles et ceux qui ont habité les forêts, ainsi que des rebelles qui s'y sont réfugiés et qui, parfois encore, s'y cachent. Territoire de l'imaginaire, la forêt forge les désirs d'émancipation de l'être humain à travers les rites, les fables et les récits. Elle éprouve aussi notre rapport à l'altérité et notre capacité à franchir la frontière du sauvage, cet espace où se rejoignent l'insurrection guerrière et la sacralité des marges.
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