"Thé ou café?". Question on ne peut plus banale... Sauf peut-être quand elle vous est posée par The Rock en personne, un bel Italien aux yeux de velours, un ancien prof rencontré à un bal masqué, un acteur célèbre dont nous tairons ici le nom, un (trop) jeune étudiant espagnol fan d'Edward Hopper, un sportif du dimanche un peu marié, un date sur internet, l'homme de ses rêves et j'en passe...
Élise, tout juste trente ans, se promet pourtant à chaque fois qu'on ne l'y reprendra plus. C'est que les réveils sont le plus souvent gênants, quand ils ne sont pas carrément flippants ! Et toute sa bonne éducation judéo-chrétienne certifiée vingtième siècle et son indéfectible humour n'y peuvent pas grand-chose... Ni d'ailleurs la ligne de bus 33, ou Dieu, ou n'importe quel improbable événement salvateur, chaque fois tant espéré. Non, rien de rien. Juste cette malheureuse tasse de café ou de thé proposée de grand matin, comme si, vraiment, elle allait pouvoir modifier le cours des choses...
Jeune cinquantenaire, assistante de direction de formation, maman de deux (grandes) ados, petite et grande soeur aussi au sein d'une fratrie de 6 enfants, j'ai découvert, émerveillée, non pas un ciel superbe comme le chantait Dalida, mais le plaisir d'écrire à l'âge de 12-13 ans, au détour d'un concours de poésie organisé à l'école.
Des carnets remplis de dizaines de poèmes plus tard, et après une longue pause créative entre les enfants, le travail, les hauts et les bas de la vie, l'envie d'écrire m'est revenue, au détour d'un burn-out cette fois.
Point d'écriture thérapie ici, mais un fol élan, un plaisir et une joie retrouvés et renouvelés de reprendre contact avec cette partie de moi: celle qui aime laisser voyager son imaginaire et jouer avec les mots.
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